11 juin 2006

Gala de judo de mon fils !



Hier après-midi, mon fils aîné, Théodore, 5 ans, qui fait partie d'un club de judo depuis deux ans, a participé à un gala annueldes enfants. Il y a eu des démonstrations et des rencontres pédagogiques.
Evidemment, en tant que Maman, je suis fière d'avoir pu soutenir mon fils et être à ses côtés ! J'ai pris quelques photos et fait quelques films avec mon nouvel appareil photo numérique qui marche très, très bien et est facile d'utilisation. Dans la catégorie des 4-5 ans, avec des enfants du même poids que lui, il a terminé premier. Il est donc monté sur le podium, à la première marche. Le frère de son professeur de judo lui a remis la médaille d'or puis lui a serré la main en guise de félicitations. Théodore était tout mimi et tout timide, mais heureux. Les spectateurs l'ont applaudi. Il était tout gêné. C'est trop mignon. A la fin du mois, il va avoir sa nouvelle ceinture : la jaune ! Bravo, mon fils !

Notaire, espèce particulière !

Le vendredi 02 juin dernier, j'ai signé le fameu compromis de vente pour l'acquisition de l'auto-école. Je ne connais pas ce monde de notaires. La première fois que j'en ai rencontré un, c'était pour l'achat de notre maison. A cette époque, c'était en 1998, je ne me sentais pas aussi mal que je ne me suis sentie ce jour-là. En effet, l'achat d'un immobilier est important mais ça ne m'avait pas autant inquiété que cet achat d'entreprise. J'ai réalisé l'importance de cet acte définif et irrémédiable quand la signature est apposée sur les documents officiels.
Le jour de cette signature, j'avais pas mal de questions et de demande de changements à faire auparavant.Le notaire n'a pas beaucoup apprécié. En effet, juste avant le rendez-vous, j'ai téléphoné à mon notaire pour lui demander conseil. Il a alors faxé un mot à son confrère pour lui stipuler qu'il allait me représenter. La déception du notaire était grande car il allait devoir partager les frais d'écriture avec le mien. Je suppose que cela explique pourquoi il était aussi froid et désagréable avec moi. Dès que je lui demandais quelques explication, ou modifications, ça fesait tout un foin. Le ton est monté jusqu'au moment où il m'a dit : "Je pense que vous n'êtes pas en état de signer aujourd'hui". Il a prétendu que je n'avais pas lu le projet qu'il m'avait adressé quelques jours plus tôt. Justement, je l'ai tellement lu, que je me suis posée des tas de questions sur chacun des paragraphes. Mon entourage familial n'arrivait pas à me donner leur avis sur ce projet, ni même mon mari qui n'avait pas pris la peine de lire le document. Mais le jour J de la signature, une amie comptable m'a fait des frayeurs en trouvant que certaines phrases allaient à mon encontre. C'est alors que j'ai pris l'initiative d'appeler un autre notaire. Après tout, il s'agit bien de ma vie là, de celle de ma famile. Je ne peux pas me permetre de signer n'importe quoi. J'ai des responsabilités.
Finalement, après quelques rectificatifs, nous avons tous signé le compromis de vente. Je me suis expliquée avec le vendeur sur mon comportement surprenant. A force d'écouter des banquiers qui vous mettent en cause la réalisation de ce projet, les doutes ont pris une place importante dans mon esprit. J'avais peur. Et alors ? Je suis humaine, non ?
Suite à cette réunion très virulante et angoissante, de retour à la maison, mon mari a enfin pris conscience que j'avais besoin de son soutien, de son aide, même mimime. Il accomplie depuis quelques démarches simples mais qui me soulagent. Il s'intéresse davantage à mes décisions. Après tout, nous sommes mariés. Mon projet et aussi le sien, quoi qu'il en dise. Le mieux pour chacun d'entre nous, c'est que chacun se sente impliqué dans la réussite de projet. Pourvu que ça dure !

05 juin 2006

Fun-cars ! Trop top !






Dimanche, nous sommes allés en famille voir une course de fun-cars ! De vieilles voitures trafiquées font un maximum de tonneaux dans un circuit en 8. C'est très impressionnant. Mais quel spectacle ! Nous avons tous adoré. S'il y avait un jour un désistement, je serais prête à me mettre dans une de ces carcasses pour me défouler à fond !

30 mai 2006

ASSR ! Du bidon !


Les jeunes sont à la fois les premières victimes de l'insécurité routière d'aujourd'hui et les conducteurs et usagers de la route de demain. L'éducation, dès le plus jeune âge, est un enjeu majeur pour faire évoluer les mentalités et l'école en est le relais privilégié. Présentes dans les collèges depuis 1993, les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR), passées en cinquième et en troisième, font partie intégrante de l'enseignement obligatoire. Elles permettent de vérifier les connaissances de sécurité routière progressivement acquises tout au long de la scolarité, à partir des contenus des programmes des différentes disciplines. Elles s'inscrivent dans le continuum de la formation théorique de tout citoyen usager de la route. Elles portent sur la connaissance des risques et des règles applicables pour chacun des types d'usagers : piéton, cycliste, cyclomotoriste, passager d'une voiture, futur automobiliste. Elles visent à favoriser la compréhension du rapport entre la règle, le risque et l'accident.
Faux ! Archi faux ! Ce qui est ci-dessus est de la pûre théorie ! Dans les faits, il n'y a aucune éducation véritablement faite auprès des jeunes dans leur collège.
Hier, ma Belle-fille Laura, âgée de 12 ans, en classe de cinquième, a passé ce soi-disant ASSR. Elle-même ne savait pas qu'il allait avoir lieu ce jour-là. C'est parce qu'un professeur était absent, qu'il a été décidé que les élèves en profiteraient pour passer cet "examen". Il n'y a jamais eu de préparations sur la sécurité routière auparavant. Selon Laura, un jour, ils ont fait un test sans leçon préalable qu'il n'ont même pas fini de corriger. Et encore, la correction consistait à dire les lettres qu'il fallait cocher. Sans commentaire, ni explication ! Foutaise ! Quels risques et quelles règles Laura sait-elle de plus aujourd'hui par rapport à l'année dernière ?
Maintenant on comprend donc mieux pourquoi les jeunes sont davantage touchés par les accidents de la circulation. Chacun son métier ! Les professeurs devraient se contenter d'enseigner leur discipline. Moi, je n'enseigne pas l'anglais ! La formation pour l'ASSR devrait se faire obligatoirement auprès de professionnels avec un métériel spécifique. Le gouvernement est content car lui a l'impression d'avoir rempli une mission de protection. En fait, pour eux, ils n'y voient pas d'invraisemblances car il ont des chauffeurs qui se font flasher pour répondre à leur désir.

Les banquiers, ces voleurs !


Hier, je suis allée à ma banque rencontrer le directeur d'agence pour lui expliquer mon projet professionnel et lui demander un prêt pour m'installer. Il faut savoir que cette banque est celle dans laquelle je suis depuis que j'ai 18 ans, soit depuis 14 ans. Je n'ai jamais eu de soucis à titre privé pour gérer mon compte.
Je suis arrivée donc plutôt confiante. Je tenais à rencontrer le directeur en personne car j'avais déjà eu affaire à une jeune conseillère (une blonde) qui n'y connaissait rien, ce que je peux comprendre car il faut bien débuter dans le métier pour acquérir de l'expérience et être au top. Mais ce que je ne tolère pas, c'est qu'elle n'agissait jamais, qu'elle ne fesait pas son travail en s'informant auprès de ses collègues ou supérieurs. Du coup, lorsque je retéléphonais ou passais la voir, elle ne savait déjà plus de quel dossier il s'agissait et n'avait aucun élément ou information supplémentaire à me fournir. Bref, c'était une incompétente qui ne cherchait pas à se perfectionner !
Quand j'ai vu ce directeur, tout d'abord, même si j'étais optimiste par rapport au projet, je suis arrivée plutôt fâchée à cause de "sa" blonde. Ma première impression pour cet homme fut très négative. Pas un mot sur la raison qui fait que je tenais à avoir un rendez-vous avec lui ! Il ne savait même pas que je fesais partie de leur banque. Il ne connaissait rien de moi. De plus, il était constamment derrangé par des coups de fil dont plusieurs de femmes différentes et pour des raisons strictement privées. Lol. Ses journées doivent être trop courtes pour satisfaire toutes ces dames.
Quand enfin, il est revenu dans le bureau après avoir donné les clés de sa voiture en panne à un de ses clients garagistes, il a commencé par me faire subir un véritable interrogatoire mais c'était plus d'ordre privé que professionnel. "Vous êtes mariée ? Combien d'enfants ? Combien gagne votre mari ? Etes-vous propriétaire de votre maison ? Combien vaut-elle aujourd'hui ? Avez-vous des emprunts ? ...". Puis vinrent enfin les questions sur le sujet : "Connaissez-vous ce métier ? Avez-vous déjà travaillé ? Quel sera votre planing horraire ? Comment ferez-vous avec les enfants ? Pourrez-vous payer la Nounou ? Et si vous n'avez pas assez d'argent pour la payer, prendrez-vous un jour de repos pour les garder ? ... ". Enfin, il y eu des questions très pessimistes, et franchement saoûlantes : " Et si vous n'avez pas assez de clients ? Et si vos concurrants vous piquent vos clients ? Et si vos clients ne vous paient pas ? Et si vous n'arrivez pas à rembourser vos crédits ? Et si vous ne pouviez pas vous verser de salaire ? Et si vous deviez fermer ? Et si... et si... et si ... ? "
Après avoir gardé mon calme pendant la première heure d'interrogatoire, j'ai ressenti le besoin de dire ce que je pensais de lui, de ses questions, des banques, etc. Il m'a alors expliqué qu'en fait, il est en effet plus facile d'emprunter une somme bien plus importante pour s'acheter un bien immobilier plutôt que d'emprunter plus modestement pour s'acheter une entreprise où travailler. En effet, en cas de problème, les banques reprennent les maisons, mais si une entreprise coule, c'est qu'elle ne vaut rien et la banque perd tout. Moi, ce que je constate, c'est que, moi, qui ai une vie bien rangée, dans la norme la plus classique (mari, enfants, maison, travail et compte bancaire bien tenu), j'en bâve pour convaincre et trouver un accord avec une banque. Je n'ose même pas imaginer le célibataire sans emploi, RMIste qui voudrait créer son entreprise ! Vraiment pour réussir dans la vie, il faudrait être né avec des lingots d'or dans les poches !
Ca m'a fait du bien de lui lâcher mes pensées et j'en ai profiter pour lui dire ce que je pensais de son incompétente collègue avec qui je ne veux plus jamais avoir affaire. Si le prêt se fait, je ne discuterai qu'avec lui. Je ne veux qu'un seul interlocuteur. Sinon, les informations ne passeraient sûrement pas !

28 mai 2006

Ma fête des mères !

Tout d'abord, je tiens à souhaiter une très bonne fête à toutes les bonnes Mamans du monde. Le jour de la fête des mères est le seul jour où, enfin, on pense un peu à son travail et où les enfants lui sont un peu reconnaissants pour tout ce qu'elle fait pour eux. Au fond, il y a 364 jours par an où c'est la fête de tous les enfants ...
Aujourd'hui, j'ai reçu de la part de mon grand fils, Théodore, un cadeau qu'il a conçu à l'école, en classe de Grande Section de Maternelle. C'est un joli cadre en 3 D fait par ses propres petites mains et son grand coeur. Je l'ai accroché dans notre salon. Mon petit dernier s'est mis aux côtés de son grand frère pour la photo souvenir. Timothée était malade aujourd'hui et ce qu'il m' a offert plusieurs fois est sorti de son c.. car, le pauvre, il a une gastro.
Nous sommes allés chez Belle-Maman pour y manger ce midi. Mon mari avait fait livrer à sa Maman un joli bouquet. Mais en rentrant en voiture ce soir, nous avons faits un petit détour pour récupérer ma Belle-fille Laura qui avait passé le week-end auprès de sa Maman. Malheureusement, une autre surprise m'attendait. Une belle photo ! Une photo prise du bord de la route, celle d'un radar ! Et voilà comment j'ai terminé ma journée. Après tout, n'était-ce pas ma fête aujourd'hui ? Je conduisais la voiture et après avoir emprunté la bretelle de sortie de l'autoroute, j'ai rédui ma vitesse à 90 km/h. Un radar a été annoncé. J'ai donc fait bien attention de ne pas dépasser la barre des 90. Pourtant, à hauteur du radar, un grand flash, alors qu'il n'y avait personne derrière ma voiture ! Il a bien fallu se rendre à l'évidence que je venais de me faire flasher sans en comprendre la raison, puisque je pensais sincèrement avoir respecté la signalisation. Surprise, je décide avec mon mari de faire demi-tour pour comprendre. En fait, je n'avais pas vu au panneau placé quelques dizaines de mètre avant, qui limitait la vitesse à 70. Super ! Je m'en souviendrai de cette fête des mères ! C'est la deuxième fois de toute ma vie de conductrice que je me fais prendre au radar. Grrrrr ! Je conduis depuis 14 ans et j'avais connu ma première photo à l'age de 19 ans ...
Allez ! Je vais me consoler dans les bras de mes enfants. Finalement, il y a plus grâve. J'ai la chance d'avoir de très beaux enfants qui m'aiment. Je les adore. Finalement, je pense que le simple fait de les avoir à mes côtés fait que chaque jour de l'année est une fête pour moi. En tous cas, ça a bien fait rire mon mari. Grrrrrr !

25 mai 2006

Petit drame pour mon fils ainé !


Je vous présente mon fils ainé : Théodore. C'est un des hommes de ma vie. Je l'ai tellement désiré. Ahhh ! Il est né le 12 septembre 2000. Ce prénom choisi n'est pas anodin. Je voulais qu'il fasse partie de moi et que nous soyons à jamais inséparables. Regardez :
THEODORE / DOROTHEE !
Mélangez le tout ! Eh oui, c'est l'anagramme de mon prénom.
Hier soir, Théodore a perdu son plus fidèle compagnon de nuit : un tableau musical de bébé qu'il a eu à sa naissance et qu'il écoutait chaque soir avant de s'endormir. Bébé, cette musique était accrochée à son lit à barreau. Mais quand il a eu sa chambre de grand, avec un grand lit, au fond de lui, il était encore trop petit pour se séparer de cet appareil qui diffuse des mélodies enfantines et une lumière douce. Mais le temps a fait son oeuvre. La musique a rendu l'âme, pour le plus grand désespoir de Théodore, ce grand garçon de 5 ans et demi. Ca a été un vrai drame pour lui. Il était inconsolable hier soir, avec de grosses larmes. Impossible pour lui de se coucher sans son compagnon de toujours ! Il a donc dormi avec sa grand soeur Laura qui a accepté de partager son lit d'une personne. Nous avons, mon mari et moi, opté pour cette solution temporaire. Mais ce soir ? Comment cela va t-il se passer ? Comme demain, il n'y a pas classe, à cause du pont de l'Ascension, il regarde des dessins animés à la télévision. L'heure de se coucher est pourtant venue. Espoir ! Au fond, je sens bien qu'il va passer la nuit avec moi. Après tout, une Maman, ça sert à ça, non ? Pourtant, il faudra bien qu'il retrouve sa place, celle d'un enfant qui dort dans sa chambre.

22 mai 2006

Larmes d'Amour !


Hier, dimanche, ma famille et moi sommes allées manger chez mon Père ! Le repas s'est bien déroulé et les enfants sont sortis de table pour s'amuser dans le jardin. Je les ai rejoints avec ma Belle-Mère pour les surveiller. Et puis, tout à coup, je me suis rendue compte que mon mari se retrouvait seul à table avec mon Père. Je me demandais bien pourquoi ils ne nous rejoignaient pas et ce qu'ils pouvaient se raconter.
Et à un moment, mon mari m'appelle et me demande de les rejoindre dans la salle à manger. Je m'installe et il m'explique qu'il a parlé avec Papa de ce qui me tourmentait et qu'il était prêt à s'expliquer avec moi tout de suite. J'avoue avoir été un peu prise au dépourvu, mais bon, c'était l'occasion et le moment.
Papa et moi sommes allés dans son bureau pour être tranquille, en tête à tête et mettre les choses au clair, avouer les non-dits. Je ne savais pas par quoi commencer. C'est difficile de résumer des années de souffrances, de questions. Mon Père attendait que je commence et mes larmes se sont naturellement mises à couler car il s'agit d'un sujet délicat et sensible.
Finalement, la discussion s'est extrèmement bien passée, dans un calme absolu, avec de l'écoute, des explications et, enfin, un peu de tendresse. Nous nous sommes tenus les mains. Cela fesait si longtemps que j'attendais ça. Ca m'a carrément bouleversée. Aujourd'hui encore, j'en ai les yeux chauds et je suis encore fatiguée par toutes ces émotions. Je ne sais pas combien de temps ce face à face a duré, mais nous avons pris le temps et mon Père a su mettre de côté ses priorités.
Papa m'a assuré m'avoir toujours aimée et avoir toujours été fier de moi. Il m'a dit "Je t'aime". C'était le première fois qu'il employait ces mots à mon égard. Moi aussi, je l'aime malgré tout le mal qu'il a pu me faire, malgré mes blessures et mes séquelles. Je lui ai enfin dit ce que j'attendais de lui : de la présence, de l'écoute, de l'Amour. Je veux avoir le sentiment de compter à ses yeux ...
Ce dialogue m'a fait beaucoup de bien même s'il doit se poursuivre de faits. Je pense qu'il n'a pas été facile pour lui d'entendre tout ça et de faire un retour sur le passé. Mais je suppose que mes mots vont rester grâvés dans sa mémoire et qu'ils vont le faire réfléchir, et pourquoi pas agir.
C'est fou comme l'Amour et la Haine sont à ce point liés.
C'est grâce à mon cher mari qu'enfin, Papa et moi avons enfin pu se parler sans crainte. Mon mari avait bien préparé le terrain et il a fait preuve d'intelligence et d'amour par cette initiative.
Papa m'a demandé une chose, une seule : maigrir. Pas pour lui, mais pour moi, pour ma santé ! Il s'inquiète de ma prise de poids soudaine, d'autant plus qu'il sait en être, en partie, la cause. Je pense que je me dois, en effet, de lui faire ce plaisir pour le remercier de m'avoir enfin permise de m'exprimer sans le craindre. Il est prévu que nous nous revoyons le 25 juin prochain. J'espère qu'il pourra être rassuré.

19 mai 2006

Incroyable mais vrai !


Ce que je viens d'apprendre par mon mari qui rentre de son travail est vraiment incroyable et pourtant ...
Il est connu qu'il n'est pas facile de travailler pour une femme, surtout dans un métier d'hommes. C'est ce que va constater une collègue de mon mari, cette nuit.
Cette histoire est véridique et choquante.
Une jeune femme chauffeur poid-lourd roule la nuit et se dirige vers un parking pour son relais, c'est à dire pour y faire un échange de remorques avec un autre routier, avant de faire demi-tour. Elle fait cette tournée depuis toujours et pourtant ce qu'il va lui arriver est très insolite. Au moment de se diriger vers son collègue pour y échanger les documents sur le contenu du camion, celui-ci sort de sa cabine entièrement nu. Oui, nu comme un ver, avec comme seule tenue des chaussures de sécurité ! Désagréablement surprise par le comportement indescent de celui qu'elle respectait jusque là, elle lui demande des explications avant de l'insulter. Il lui répond qu'il a agi de cette manière, "pour tenter sa chance". Incroyable ! Comment en a t-il pu arriver à penser séduire une femme, déjà en couple par ailleurs, de cette manière aussi violente ? A aucun moment, il ne lui a même fait comprendre qu'il avait des attirances à son égard. Jamais de mots, de fleurs, ou autres petits gestes tendres qui auraient pu faire réaliser à cette jeune femme, déjà violée à l'âge de 14 ans, qu'il attendait plus de sa part ! Extrèmement choquée, elle a téléphoné à mon mari qui est le seul autre collègue avec qui elle souhaitait pleurer. Immédiatement, elle a porté plainte, en pleine nuit, pour exhibitionnisme et a une peur énorme en pensant qu'elle pourrait être amenée à revoir cet homme proche de la cinquantaine (marié et père) lors de la nuit prochaine.
La nouvelle de cette histoire a vite fait le tour et est arrivée aux oreilles des supérieurs de cette société. Des mesures devraient être prises avec, pour commencer, une mise à pied conservatoire. Le licenciement pour faute pend au nez de cet homme indélicat.
Ce que je ne comprends pas, c'est : comment un homme sensé être mûr a pu en arriver à s'imaginer qu'une femme tomberait sous son charme en se présentant ainsi ? Pourquoi n'a t-il pas commencer par des moyens plus corrects et plus courrants pour séduire cette femme ? A t'il conscience de la grâvité de ses actes ? Traumatisée et déçue, elle souhaite que justice soit rendue au plus vite. Insulté, l'exhibitionniste a lancé un regard méchant avant de remonter dans son camion. Quelles sont désormais ses intentions ? Inquiétant, non ?

16 mai 2006

Le cerveau des hommes ?


Il est un sujet dont j'aimerais bien parler, mais il est très intime. Après tout, un blog, c'est un journal intime. Je peux donc y mettre toutes mes pensées, même les plus personnelles. Je me lance.
Voilà ! Depuis que nous avons acquis l'ordinateur en septembre 2005 et Internet, je suis surprise et choquée de voir la densité à laquelle mon mari surfe sur des sites X et y consulte des vidéos pornographiques de tout genre. Je ne suis pas du tout contre ce genre de films, mais ce qui m'inquiète avant tout, c'est la fréquence de ses connections sur le sujet. En outre, il me semble qu'il s'y rend de plus en plus, comme une drogue, chaque jour, au moins une fois.
Je lui en ai déjà fait part. Au début, il le fesait carrément en présence des enfants. Je le lui ai interdit. Il le fait donc désormais en rentrant de travail, le matin, vers 5/6 heures. Du coup, nous ne passons même plus quelques heures ensemble dans le lit conjugal. Quand je me lève, il se couche seulement. Il est tellement fatigué qu'il ne se lève plus vers 13 heures, comme autrefois. L'après-midi est déjà bien entâmé quand il pointe le bout de son nez. Je le vois de moins en moins et je sais qu'il va sur des sites X dès qu'il le peut, chaque jour.
Au début, je le savais car il n'effaçait pas l'historique. Maintenant, il prend soin de supprimer les adresses électroniques X. Mais il oublie de vider la corbeille du bureau et j'y retrouve tous les jours des vidéos pornos. Ca me gène beaucoup.
A force de se référer à ce genre d'images, il a des envies de plus en plus particulières et je me sens plus objet que femme. Il me reproche de ne plus lui faire l'amour aussi souvent et avec autant de vigueur qu'à notre rencontre. C'est son excuse. J'aime mon mari. Je reconnais que je ne suis plus aussi fougueuse qu'autrefois, mais les choses ont changé. Je suis Maman. Je suis malade et ai pris beaucoup de poids qui me complexe au point de ne pas pouvoir offrir mon corps que je déteste. Je pense qu'il y a aussi les 10 ans de vie commune qui font leurs effets. Il faut toujours se remettre en question dans la vie de couple. Rien n'est jamais acquis mais ce n'est pas toujours facile à faire !
Est-ce normal et courrant pour un homme de visiter aussi régulièrement des sites X ? J'ai le sentiment que le cerveau de l'homme ne se situe qu'en dessous du bas ventre. Moi, je fonctionne avec mon coeur avant tout et mon cerveau (bien placé dans la tête). Quand la femme a envie, l'homme, lui, a besoin. Là est la différence ! Nous ne sommes pourtant pas des bêtes, non ?

Dans les méandres de l'administration !


C'est le mois des impôts sur le revenu et celui des démarches administratives pour la reprise de l'auto-école. Aujourd'hui, je suis allée voir mon expert-comptable qui a eu la gentillesse de me faire gracieusement mon bilan prévisionnel. C'est une affaire qui marche. Je vais donc pouvoir rencontrer ce vendredi mon nouveau banquier qui me semble très sérieux et confiant sur la réussite de mon projet. Mon agence bancaire actuelle, avec qui pourtant je n'ai jamais eu de problème en 14 ans, ne me parrait pas du tout compétente pour me suivre. Moi, je souhaite un partenaire digne de ce nom. Donc, je vais faire ma demande de crédit. j'ai besoin d'emprunter 54000€ pour l'ensemble de mon projet.
Parrallèlement, j'ai donné rendez-vous à trois plombiers pour me faire un devis d'installation de sanitaires aux normes. Jeudi, je vais aussi faire la connaissance du notaire qui va se charger de la vente de fond de commerce (droit de présentation à l'examen du permis de conduire + matériel). A priori, finalement, je vais me mettre en entreprise individuelle à condition que je puisse signer un papier notarial de non-saisissabilité de notre maison. Je veux couvrir ma famille et nos biens. Je souhaiterais aussi me couvrir en signant un accord stipulant que l'auto-école m'appartiendrait en cas de divorce. Il vaut mieux tout prévoir si je ne veux pas me retrouver à la rue. Mon mari est d'accord mais ça l'embête au fond quand-même. C'est juste une couverture : cela ne veut pas dire que je m'en servirai.
Toutes les démarches doivent être faites avant fin juin : les travaux du local, la commande de véhicules auto-école, la commande de matériels pour l'enseignement des cours de code (DVD, télévision, chaises ...) et la gestion de l'agence (ordinateur ...), la demande de prêt pour la création d'entreprise, la demande de prêt bancaire classique et la demande de prêt sur l'honneur à taux zéro, le dépôt du dossier à la Préfecture. Après, il y aura toujours à voir la publicité (Adhésifs sur la vitrine et les voitures), ... . Bref, il y aura sûrement des détails à ne pas oublier. Un peu de stress avant le départ, juste pour me remettre un peu dans le bain ! Lol.

13 mai 2006

Souvenirs retrouvés de Papa !


Ca y est ! Enfin ! J'ai eu des nouvelles de la part de mon Père, par téléphone. Hier soir, tard, il m'a appelée et c'est lui, et non sa femme, qui était au bout du fil. Ca m'a beaucoup surprise mais c'était une bonne surprise. La conversation a duré près d'une demie-heure. Elle a débuté par "le soleil et le beau temps" et s'est enfin poursuivie par un sujet plus sérieux : mon projet professionnel. Il s'y est enfin intéressé et me posait de nombresues questions. Pour une fois, il trouvait que je n'étais pas bavarde. En fait, je ne voulais pas lui parler de choses approfondies s'il ne voulait pas en savoir davantage. Mais finalement, il semblait vraiment curieux. Certes, l'auto-école est un gros sujet mais il n'est pas le sujet essentiel qu'il faudrait aborder sérieusement : nous deux et notre relation père/fille. Sa démarche reste quand-même un bon début, une approche. Nous devons nous rencontrer dans 10 jours pour un repas de famille.
Cependant, je crains quand-même qu'il ne s'y soit intéressé juste pour pouvoir se vanter auprès de ses voisins, ses amis, ses administrés (Il est maire de son village). Je souhaite qu'il soit fier de moi, même si j'échouais, si je ne suis pas totalement celle qu'il voudrait que je sois. Je suis sa fille, le sang de son sang. Un jour, il faudra quand-même faire un retour en arrière sur notre vie passée et nos rapports difficiles. Je voudrais tant qu'il m'aime moi, et pas ce que je fais. J'attends de lui qu'il me dise, juste une fois, et sincèrement, "Je t'aime !".

11 mai 2006

32 ans ! Déjà !


Aujourd'hui, c'était un jour un peu particulier : celui de mon anniversaire. Aujourd'hui, j'ai 32 ans. Je ne suis plus une "jeunette" d'une vingtaine d'années. J'ai eu beaucoup de mal à passer le cap de mes 30 ans, et je pense qu'il en sera de même tant que je n'aurai pas atteint la quarantaine. L'explication ? Elle est dans mon histoire.
J'ai exactement 20 ans d'écart avec ma mère. Et c'est dans ses 30 ans et plus qu'elle a beaucoup changé physiquement et moralement. C'est à 32 ans qu'elle a acquis une cibie pour discuter avec des gens de passage, généralement des routiers (encore eux !). Elle avait un poste fixe très performant et elle y passait la plus grande partie de sa journée devant son micro. Elle riait et mettait de la bonne humeur sur les fréquences. Elle s'est faite de nombreuses connaissances qui, pour certaines, se sont révélées êtres de bons amis. Elle allait à leur rencontre pour faire un "visu" et les invitait parfois à la maison familiale pour un "gastro liquide", voire même "solide". Son QRZ ? Maguy ! Parce que c'était la période où la série passait à la télévision et l'héroïne (interprêtée par Rosie Varte) lui plaisait bien. Son canal ? Le 32 ! Parce que c'était l'âge qu'elle avait à ce moment là.
A 34 ans, elle découvre une boule au niveau de son sein qu'elle me demande de toucher pour la constater et lui donner mon avis. Alors elle a été hospitalisée pour se faire ôter ce kyste qui s'est révélé être une grosseur maline. Le chirurgien a donc opté pour l'ablation d'un quart de son sein avec l'accord de mon père qui attendait dans les couloirs. Au réveil, l'annonce a été difficile pour Maman. C'est en lui rendant visite dans sa chambre d'hôpital qu'elle m'a expliqué qu'elle avait un cancer, qu'elle allait mourir, que je devais arrêter l'école pour me consacrer à Papa et à mes petites soeurs. J'étais seulement en 4° ; je n'avais que 14 ans. Depuis ce jour là, la vie a beaucoup changé ...... Elle est devenue survie ...
A 39 ans, après de longues années de traitements difficilement supportables (chimiothérapie et rayons X), après de gros soucis de santé conséquents de ce cancer qui se généralisait (os du fémur cassé, chaise roulante, etc...), après de longues années de calvaires pour elle, malade, et pour nous, son entourage proche (mari et enfants), elle est morte à l'hôpital où elle s'est éteinte avec de la morphine et l'espoir de pouvoir rentrer à la maison car elle se sentait plutôt bien dans ses quelques moments de lucidité. Pendant ce temps, toute la famille, les amis, les connaissances se relayaient à son chevet. Chacun savait qu'elle vivait ses dernières heures. Un vrai hall de gare ! Elle n'aura pas atteint 40 ans, n'aura pas connu ses gendres, ses petits-enfants, ... Le 22 juin 1993, Maman est morte. Le jeudi 24 juin, elle est enterrée au village en présence d'une foule impressionnante ...
Voilà pourquoi je pense que je vie ma trentaine plutôt mal ! J'ai le sentiment de mieux la comprendre. J'ai le sentiment de plus en plus lui ressembler. Et j'ai peur !
Sinon, ma journée s'est déroulée de la même façon que toutes les autres. La différence est que, ce matin, au lever du lit, à 7 heures, ma Belle-fille Laura s'est jetée sur moi pour me souhaiter un bon anniversaire, suivi par son père (mon mari). A 9 heures, c'est ma petite soeur Marylène qui m'a téléphonée, puis mon Grand-oncle de 88 ans vers 11 heures alors que sa femme est au plus mal. Je n'ai eu aucun courrier. Mon père m'aurait appelée vers 18 heures, mais j'étais au supermarché. Voilà ! Une journée de plus ! Une année de plus ! Une page qui se tourne ...

10 mai 2006

"Félicitations pour votre acquisition !"


C'est la phrase que mon cher et tendre patron m'a dite en guise de bienvenue, par téléphone, ce soir. C'était particulièrement inatendue et surprenant. Mais c'était aussi et surtout très drôle quand on sait le rapport que j'ai avec lui. J'ai toujours du mal à me remettre de ce coup de fil. Le côté très positif, c'est qu'il m'a redonné le sourire aux lèvres, un sourire de fierté, de réussite.
Depuis ma majorité, j'ai du subvenir à mes besoins en travaillant, malgré le suivi de mes études universitaires. Je suis l'aînée d'un famille de trois enfants dont la Maman est morte à l'âge de 39 ans d'un cancer du sein qui s'est généralisé en 5 ans. J'avais à peine 19 ans quand ma mère a quitté ce monde de souffrance. Mon père s'est aussitôt installé avec une femme mariée, mère de deux enfants. Tous ces bouleversements en si peu de temps ont été très pénibles mais il a bien fallu surmonter les épreuves et y faire face. J'ai donc décidé de travailler pour soulager mon père de mon poids financier. Comme il était complètement perdu par les événements, il ne remplissait plus du tout un rôle de père, ni même un rôle d'homme. Il était devenu un vrai gamin, inconscient, incapable de réagir convenablement.
J'ai donc pris totalement à ma charge ma soeur Magali comme si elle était ma propre fille. Elle était alors âgée de 16 ans. Mon père a refusé que je m'occupe de ma petite soeur Marylène qui n'avait que 12 ans. Donc, dans un premier temps, j'ai fait des petits boulots saisonniers tels ELS (Employée Libre Service), vendeuse en porte à porte (de sous-vêtements puis de brioches), vendangeuse en Champagne. Puis, j'ai décroché un emploi de chauffeur VL de nuit en CDD à temps plein, transformé en CDI, dans la presse. Comme cela ne suffisait pas financièrement pour subvenir à mes besoins économiques (et ceux de ma soeur), j'ai aussi postulé au Rectorat de l'Académie et je suis devenue Surveillante d'Externat dans les collèges à mi-temps. Tout ça en poursuivant mes études de Sociologie à la Faculté !
Evidemment, je n'ai pas pu physiquement garder toutes ces activités éternellement. Au bout de deux ans, j'ai commencé à faire une dépression bien noire. Heureusement, c'est à ce moment là que j'ai rencontré mon futur mari ! Lui aussi avait des soucis avec sa femme avec qui il avait une fille : Laura !
Malheureusement, il y a eu le licenciement pour raison économique de mon poste de chauffeur car la société était en redressement judiciaire. J'ai mis mon patron aux Prud'hommes car il voulait m'arnaquer de plusieurs mois de salaire en disant que j'avais démissionné de mon travail. Ce fut mon premier vrai choc et ma première grosse déception des employeurs.
J'ai alors trouvé d'autres postes en tant que chauffeur (taxi-bus, ambulances ...) puis un patron m'a appelée pour me proposer une mission dans sa société d'ambulances : démarrer une activité de livraison de vins réputés. Il n'y connaissait rien et connaissait ma réputation de travailleuse. J'étais ravie d'avoir un poste à responsabilités où je devais tout gérer : stock, réception des cartons, classement de la tournée sur plusieurs départements, prise de rendez-vous téléphoniques, chargement de la camionnette et livraisons à domicile dans toute la région, retour des refus, etc... Je m'y suis beaucoup investie en travaillant 15 heures par jour ( de 07 heures 30 à 22 heures 30). J'étais ma propre chef. Mais à l'heure de la paie mensuelle, la somme écrite sur le chèque fut très décevant : le SMIC. Mon patron me promit de faire mieux le mois suivant, que ce mois-ci, il ne fesait que démarrer cette activité et qu'il devait attendre que l'argent rentre ... ! Mais le mois suivant fut tout aussi démotivant. J'ai donc haussé le ton mais il ne voulait rien savoir en prétextant qu'il ne savait pas si je ne passais pas plusieurs heures par jour dans des bars pour faire croire que je travaillais. Là, l'ambiance s'est fortement dégradée. J'ai craqué et suis tombée malade. Il a alors essayé de faire croire que ma période d'essai était rompue, or cette période était finie et j'étais alors embauchée en Contrat à Durée Indéterminée. Nouvelle visite au Tribunal des Prud'hommes !
Je me suis donc lancée dans la formation de monitrice auto-école en trouvant un Contrat de Qualification. Depuis 1999, je travaille pour mon employeur actuel. Mais son entreprise a beaucoup grandi et le patron a pris la grosse tête. Il n'était plus du tout paternaliste et n'hésitait pas à rabaisser ses collègues de travail, ses moniteurs et les élèves-conducteurs. Il n'a jamais compris ma maladie qui est apparue pendant mon activité chez lui. Il me mettait trop la pression au point que je ne pouvais même plus faire face à lui. Il était très exigeant sur les horaires de travail (la quantité et les périodes) sans contre-partie. Pas d'augmentation, pas de congés pendants les vacances scolaires, pas de possibilité de se libérer un après-midi, salaire payé le 15 du mois suivant, voire le 20, ... !
Aujourd'hui, je suis ravie d'avoir pu faire ma formation pour obtenir mon attestation de Capacité de Gestion d'un établissement de la conduite automobile et de la sécurité routière, pendant mon congé parental. L'heure de la reprise du travail va bientôt sonner et je ne veux plus être "l'esclave" d'employeurs peu scrupuleux qui m'exploitent parce qu'ils savent que je suis très professionnelle. Vive la "liberté" ! Bien-sûr je ne serai pas totalement indépendante car j'aurai toujours des comptes à rendre aux impôts par exemple, mais, au moins, je saurai pour qui et pour quoi je me donne, avec une pression différente mais positive !
Je suis donc heureuse d'avoir eu ce fameux coup de fil ! Mon patron a eu écho de ma reprise et semblait sincère en me félicitant pour avoir osé prendre le taureau par les cornes, pour mon courage ... C'est un juste retour. Enfin, nous pourrons parler d'égal à égal, sans main mise. Quel plaisir ! Haaaaa !!!

08 mai 2006

Dimanche au bowling !


Ce dimanche s'est très bien passé malgré mes a priori. Je suis allée en famille à un repas de routiers que mon mari avait organisé. Nous étions une quarantaine. Après le menu, nous avons fait une sorte de compétition au bowling. L'ambiance était bonne. En fait, nous étions peu à nous connaitre. Seul mon mari conaissait tout le monde. Chaque famille s'est petit à petit détendue en faisant connaissance avec leurs voisins de table. Certes, de temps en temps, on mari prenait la parole d'un voix forte pour raconter des anecdotes avec ses collègues et pour faire rire l'auditoire. Et à force, chacun commençait à connaitre davantage les invités rassemblés pour une journée sympa (comme les routiers).
Le tournoi de bowling a eu lieu sur 4 pistes avec 14 filles et 15 garçons. Chacun rigolait avec l'esprit de battre son conjoint, ou l'équipe adverse. Au final, nous avons joué chacun trois parties. Et le résultat est que les hommes sont finalement meilleurs que les femmes. Mon mari est le cinquième de tous les garçons et le 7 ème de l'ensemble des joueurs. Moi, je suis la 3 ème des filles et la 13 ème dans le classement des 29 lanceurs de boules !
La rencontre ayant commencé à 11 heures 30 avec un peu de retard pour certains qui ont été gêné par la braderie qui avait lieu à proximité (les places de parking étaient chères), elle s'est achevée à 19 heures. Les enfants avaient une piste juste pour eux et se sont aussi très bien amusés. Tout le monde en est ressorti ravi, finalement, avec l'envie de remettre ça l'année prochaine. Pourquoi pas ? C'est fort probable !
Du coup, aujourd'hui, c'est repos avant la reprise de l'école. Dommage que la pluie soit de retour !

06 mai 2006

Pardon accordé !


Hier soir, suite à notre dispute entre mon mari et moi, j'étais très énervée et je me suis donc défoulée sur mon ménage. J'ai fait le grand nettoyage à la maison car j'avais de l'énergie à revendre, tellement je bouillais. Vers 22 heures, mon mari m'a appelée pour me demander si les Vélux étaient bien fermés car il pleuvait à quelques kilomètres de là. Rien de plus ! La discussion était froide et plate. Je n'avais pas vraiment envie de lui parler car j'étais encore très fâchée par son agressivité démesurée.
En fin de soirée, vers minuit, alors que je commençais à me calmer un peu, je me suis décidée à lui écrire une carte virtuelle pour m'excuser et lui dire que je trouvais, cependant, que sa réaction était excessive. Je ne voulais pas que notre week-end débute de cette manière.
Au petit matin, quand il est rentré de son travail, il a lu mon mail. Et il m'a répondu un très beau texte dont en voici le contenu :

"Bébé,c'est vrai tu as raison ma reaction etait démesuré et je m'en veux aussi. Tu fait bien de me le faire remarquer car tu as raison et c'est comme cela que nous pourront avancer ensemble vers notre avenir. Moi aussi je t'aime et notre week end ne sera pas gacher par cette betise de ma part. je te demande pardon et oublions cela. Bisous tendre sur tes douces levres et a tout a l'heure."

C'est comme ça que je l'aime ! A l'écoute et attentif à moi ! Je lui pardonne, bien évidemment ! J'espère que cela ne se reproduira pas de si tôt. Le week-end sera donc serein, j'en suis sûre !

05 mai 2006

Une prise de tête pour 5 minutes !


Je rentre à l'instant de ma séance de volley-ball comme chaque vendredi de 17 à 19 heures ! Il est vrai que, souvent, je déborde car je suis en plein match et qu'il est passionnant parce qu'il est difficile de départager les deux équipes qui se font face. Et c'est exactement ce qui s'est produit ce soir. Le match n'aboutissant pas car le scorene se départageait pas par deux points de différence, j'ai tenté de tenir un maximum de temps pour ne pas lâcher mon équipe dans ce moment crucial du jeu.
Arrivé 19 heures 30, comme mon mari doit partir à son travail à cette heure-là, j'ai du les abandonner alors que nous étions encore à égalité. Je me suis alors dépêchée de rentrer à la maison. En effet, mea culpa, je suis arrivée à 19 h 35 devant la porte d'entrée où attendait mon mari prêt à partir pour son boulot. Evidemment, il n'était pas content, mais il m'a fait toute une montagne de ces 5 minutes de retard. Il m'a dit : "Je croyais que le volley, c'est de 17 à 19 heures ! Tu sais que je m'en vais : tu dois le faire exprès !".
Voilà comment on vient de se croiser ! Tout ça pour 5 minutes ! Je lui ai alors rappelé qu'hier, il était parti à 19 h 40 seulement, parce qu'il consultait ses mails. Je suis déçue qu'on se dispute pour si peu. Il y a quand-même des raisons bien plus grâves pour se prendre la tête. Je n'étais qu'en train de faire du sport. Là, je ressens de la jalousie de sa part car il ne semble même pas croire que la séance ait pu se poursuivre si tard. Je suis déçue et dégoûtée.
Je rentre donc à la maison pour garder nos deux garçons alors qu'on vient de s'engueuler, ou plutôt alors que je viens d'en prendre plein les dents. Je n'ai plus le courage de faire quoi que ce soit. Les enfants ne sont pas douchés, la vaisselle n'est pas faite ... Lui aussi se laisse aller. Avant, il les lavait avant de diner pour que je n'ai plus à le faire quand je rentrais du volley. Il n'est pas parfait, mais moi, je me dois de l'être. ...

Les Anglais sont de retour !


Ce matin, je me lève avec une sensation bizarre. J'ai comme l'impression d'être humide. Je me dirige vers les toilettes et là, horreur ! Mes règles ont refait leur apparition après plusieures années d'absence. J'en avais oublié les sensations.
Cela fesait environ 3 ans que je ne les avais plus. Pourquoi ? D'abord grâce à ma deuxième grossesse ! Ensuite, j'ai mis un stérilet à progestérone qui a stoppé l'apparition des règles. Malheureusement, j'ai eu un soucis avec ce fameux stérilet qui m'a percé l'utérus et donc qu'il a fallu retirer d'urgence pour ne pas risquer d'infection et une nouvelle grossesse non programmée. Croyez-moi, je ne suis plus du tout partisante de ce genre de contraception ! J'en ai un souvenir hyper désagréable à la pose et au retrait du stérilet. J'ai alors eu une nouvelle pillule contraceptive qui ne donnait pas non plus de règles, mais elle diminuait la libido, au grand désespoir de mon mari. Alors, dernièrement, j'ai demandé à changer de pillule. C'est grâce à elle, ou plutôt à cause d'elle, que je retrouve mes menstruations.
Je vais devoir revivre ce soucis de changer mes serviettes hygièniques ou mes tampons plusieurs fois par jour et ce, durant une petite semaine. Quelle galère ! Quand je pense que ma belle-fille de 12 ans ne cesse de me demander : "Quand est-ce que j'aurai mes règles ?". Il n'y a pourtant pas d'urgence. Ce n'est que des désagréments : il faut se changer régulièrement, les odeurs ne sont pas des plus agréables et le week-end s'annonce morose pour les câlins.
Il y en a toujours qui pense que les femmes sont des privilégiées ?

04 mai 2006

Les soutiens-gorges et moi !


C'est une histoire d'amour vache ! J'aime beaucoup les sous-vêtements. Il en existe de toutes sortes, de tous genres, de toutes couleurs, de toutes matières ... mais pas de toutes tailles malheureusement !
Je fais du 105 B. Ce qui signifie que mon tour de poitrine est large mais que ma taille de bonnet est plutôt modeste. Les concepteurs de modèles ont tendance à penser que les petits tours de taille ont de petits seins et que les gros tours de taille ont de gros lolos. Il existe pourtant des femmes menues mais généreuse en poitrine. Comme il existe aussi des femmes corpulentes avec de petits attribus. Il est donc impossible de trouver dans le commerce des soutiens-gorge 95 E ou 110 B.
Quand enfin j'en dégotte un qui peut me convenir à peu près (je ne peux pas me permettre de faire la difficile), c'est l'armature qui fini par sortir de son "étui", ou les plastiques des bretelles qui cassent. Je viens encore d'en bousiller un. Quand on sait que ça coûte au minimum 20€, il y a de quoi opter pour la poitrine libre. Maintenant, par la force des choses, je me vois contrainte de ne plus en porter. C'est cool pour l'aspect non-comprimé de mes seins. Mais c'est dommage de risquer que ma poitrine se relâche avec le temps, au point d'avoir de véritables gants de toilette à 60 ans.
Le soutien-gorge est utile, féminin, mais encore mal adapté.
Au fait, c'est bientôt mon anniversaire ! Alors voilà une idée de cadeau qui pourrait me faire plaisir ! Lol.

Bowling entre routiers !


Ce dimanche qui vient, je l'appréhende un peu. Mon mari, qui est chauffeur Poid-Lourd, a organisé un repas dans un bowling avec ses copains de route. Il devrait y avoir une vingtaine de routiers, accompagnés de leur conjointe et de leurs enfants.
Ce peut être sympa car il est connu que les routiers sont sympas. Mais ... ! Je ne sais pas si vous connaissez le monde des routiers. C'est assez particulier. C'est une espèce spécifique. Leurs spécialités, c'est de se raconter des histoires de cul, d'être le plus grossier et se se croire les maîtres du bitûme. A la longue, c'est lourd !
Tout d'abord, un routier hurle en permanence quand il parle. Ce doit être à cause de l'habitude de crier dans le micro de leur cibie. Et si possible, il prend la voix la plus grâve pour faire plus viril.
Ensuite, il a un vocabulaire très limité à des mots très grossiers qu'ils s'amusent à employer à tout moment. Même en dehors de son boulot, il ne peut s'empêcher de les dire. Pas évident d'expliquer aux enfants de ne pas en faire autant !
Bref, un routier se veut le plus viril possible, n'hésitant pas non plus à rôter bruyamment et à en rire ! Il rie aussi beaucoup, souvent d'histoires drôles dont le sujet favori est le sexe.
Le routier se croie plus puissant que tous les autres usagers de la route qu'il méprise. Il a un gros camion qui effraie les petites voitures et ça l'amuse. Il n'hésite pas à rentrer sur l'autoroute en "poussant" les automobilistes. Et c'est à celui qui aura le PL le plus puissant, qui ne peine pas dans les côtes malgré leur charge.
Le pire, c'est quand le routier ne veut pas qu'on dise de lui qu'il est un routier. Non, selon eux, ils sont des agents de liaison, des techniciens de la route, etc... ! Ils agissent tels des routiers dignes de ce nom mais ne veulent pas y être assimilés. Etrange !
Donc, ce week-end, je pense que l'après-midi risque d'être un peu "lourd" et "limitée". Ils ne sont pas méchants, loin de là. Mais leurs caractéristiques est difficilement supportables sur la durée.
Je ne me prétents pas mieux qu'eux. Mais, je trouve dur de passer, en plus d'une semaine dont le sujet quotidien est les copains de la route, une journée en leur compagnie. Chacune de leurs femmes qui ne se connaissent pas vont devoir s'adapter et faire connaissance pendant que ces messieurs auront de multiples anecdotes à se raconter.
Les boules ! Pas grâve : je mettrai mon énergie dans le lancer de boule. Strike !

J'ai un blanc ! Lol


Je pensais qu'en créant un blog, j'aurais de la visite : des internautes curieux et désireux de donner leurs avis. Il n'en est rien. Seul mon ami Yohann me fait l'honneur de me visiter régulièrement et d'y mettre quelques commentaires ! Merci Yoyo !
Mais je ne sais pas trop quoi y écrire en ce moment. J'ai peur d'être ennuyante si je raconte trop ma vie, ou trop impersonnelle si je ne fais que commenter l'actualité. Alors, avis à tous ! Que souhaitez-vous savoir ? Qu'aimeriez-vous y lire dans mon blog ? Qu'attendez-vous de ce blog ? Quel sujet aimeriez-vous que j'aborde avec vous ?
Mon blog est aussi un peu le vôtre. Sans vous, il n'aurait aucun intérêt ! Alors, à votre clavier ! Je suis impatiente de pouvoir moi aussi vous lire !

03 mai 2006

Les stations à essence à meilleur marché ?


En regardant les informations télévisées, j'ai appris que les consommateurs ont un pouvoir d'achat triplé par rapport à celui d'il y a 25 ans. Par conséquent, selon les journalistes, même si les prix à la pompe ne cessent d'augmenter, il est à meilleur marché qu'un quart de siècle plus tôt.
Je crois qu'ils ont oublié de préciser que même si notre salaire moyen est en hausse, ce n'est pas parce que tous les petits salaires, qui concernent la quasi totalité de la population française, trouvent un niveau décent, mais c'est, malheureusement, bel et bien que les plus grandes fortunes, population nettement plus rare, de France sont de plus en plus riches. Alors, oui, il semblerait que proportionnelement, il nécessite de travailler moins longtemps qu'autrefois pour se payer du carburant ! Mais, en fait, non ! Les chiffres sont faussés par la plus grande amplitude entre les pauvres et les riches.
Les journalistes semblent vouloir pratiquer la politique de l'autruche pour redonner du baûme au coeur aux Français. Mais nous ne sommes pas dupes ! Seul chacun d'entre nous peut dire si, aujourd'hui, il lui reste plus d'argent à la fin du mois par rapport à il y a 25 ans ! Et encore : s'il lui en reste ! Qui n'est pas dans le rouge en continu ? Il devient impossible d'épargner. De toutes façons, vu les taux d'épargne, cela n'en vaut plus le coup.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?


C'est toujours le calme plat. Pas de nouvelles de mon père depuis plusieurs semaines !
Mon mari a pourtant parlé de mon mal-être à ma petite soeur un soir où elle m'avait appelée, mais où j'étais à ma séance de volley-ball. Comme je m'en serais doutée, elle lui a dit que c'était n'importe quoi la réaction que j'avais avec notre père. Elle a dit : "La différence entre Dorothée et moi, c'est que moi, j'entretiens la relation que j'ai avec Papa !". Mais comment veut-elle que j'entretienne une relation que je n'ai jamais eue, qui n'a jamais existé ?
Il y a quelques jours, notre petit dernier a joué avec le téléphone et a composé le numéro automatique de son grand-père avant de raccrocher. Suite à ça, c'est ma Belle-Mère (la femme de mon père) qui a rappelé. Papa était à côté mais il n'a pas daigné prendre le téléphone. Moumoune m'a alors appris que ma Grande-Tante, âgée de 95 ans, était hospitalisée à cause de son grand âge. Le 01 mai, j'avais envoyé une carte virtuelle à mon père pour lui souhaiter du bonheur. Il n'a pas répondu. Le lendemain, j'ai écrit un mail pour leur demander de leurs nouvelles et, surtout, des nouvelles de la Tata qui ne peut pas répondre au téléphone. Rien ! Toujours rien ! Ni un coup de fil, ni un mail ! Le silence, l'absence, l'indifférence, l'ignorance ...
Je ne sais plus comment réagir face à ce mépris et je n'ose pas l'affronter de face. Alors, j'attends l'inattendu ...

02 mai 2006

Découverte de Roller Coaster !


Cela fait près d'une semaine que je me fais rare sur le Net. La première des raisons est que mes enfants sont en vacances de Printemps et que ça demande pas mal de temps. La deuxième explication est que mon mari est, lui aussi, en congé et que je ne voulais pas m'isoler pour aller sur mon blog alors qu'il était présent. Mais la cause principale de mon absence est que nous (notre famille) avons acheté un jeu de PC qui nous a littéralement envoutés. Ce jeu est excellent. Il s'agit de Roller Coaster Tycoon. A priori, il existe depuis de nombreuses années mais nous venons seulement de le découvrir et je tenais à vous dire que c'est un jeu de stratégie très prenant. A la maison, nous avons trois ordinateurs. Mon mari et moi, nous partageons celui qui est dans notre salon. Ma belle-fille se sert de celui qui est dans notre chambre. Et notre plus grand fils joue sur l'ordi de sa chambre. Tout le monde apprécie ce jeu. Chacun d'entre nous construit le parc d'attractions de nos rêves. Donc, pendant de nombreuses heures, je crée et je gère un parc d'attraction dernier-cri. C'est très amusant, créatif et envoutant. Je construis un parc à partir de rien, je conçois les montagnes russes les plus impressionnantes ...
Alors, à tous ceux qui aiment créer et les défis, je vous conseille fortement Roller Coaster Tycoon dont il existe plusieurs CD. Attention de ne pas vous laisser prendre au jeu comme moi ! Il est difficile de le consommer avec modération.

25 avril 2006

Mises aux normes !


Pour être exploitant d'auto-école, il faut remplir plusieurs conditions. Pour obtenir l'agrément, il faut, entre autres, avoir un local affecté exclusivement à l'inscription des élèves et à l'enseignement de la conduite. Le local doit posséder une entrée indépendante de toute autre activité, être isolé phoniquement (entre l'accueil et l'enseignement), et avoir une superficie totale minimale de 25 m². Jusque là, pas de problème ! C'est clair.
Là où ça l'est beaucoup moins, c'est quand il nous est demandé de faire en sorte que le local réponde aux normes d'hygiène, de sécurité et d'accessibilité. Pour cela, encore faut-il pouvoir avoir accès à ces fameuses normes ! J'ai téléphoné à la Préfecture qui n'a pas su m'en dire davantage à ce sujet alors qu'elle-même est en mesure de contrôler les auto-écoles pour s'assurer que les agréments sont valables et renouvelables. J'ai aussi appelé le centre des Pompiers. Même réponse ! "Il faut mettre aux normes, mais nous ne savons pas précisément quelles sont ces normes !" Ah, les administrations et leurs règles ! Lors des contrôles, ils savent nous rappeler qu'il faut les respecter. Mais avant ces fameux contrôles, il est impossible d'en connaitre les contenus exacts pour pouvoir être en règle justement. C'est contradictoire, non ? Alors, à tous ceux qui ont le courage de me faire parvenir avec précision ces informations, merci d'avance ! Je peux rêver, non ?

24 avril 2006

Bientôt mon auto-école !


Je suis en train de travailler très sérieusement sur la création de mon entreprise. Je vois enfin le bout du tunnel, même s'il me reste encore pas mal de chemin (administratif) à parcourir.
Avec le propriétaire du fond de l'auto-école, j'ai enfin pu négocier un chiffre qui nous satisfait tous les deux : 25000€ ! Le gérant actuel va partir en retraite fin août 2006. Il possède son agence depuis 26 ans et a un chiffre d'affaire très respectable dans ce milieu professionnel. Il a bonne réputation et il est le seul dans ce village situé à 10 kilomètres de ma ville qui est aussi un centre d'examen du permis de conduire.
J'ai toujours souhaité être à mon compte. J'ai toujours travaillé pour des patrons qui m'exploitaient car je suis professionnellement très sérieuse et autonome. J'en ai déjà mis deux aux Prud'hommes. Et mon patron actuel ne respecte rien, ni personne. Je veux travailler pour ma famille et pas pour celle d'un patron qui se moque entièrement de moi.
Enfin, avec le propriétaire des murs, nous avons trouvé un accord sur le montant du loyer : 300€ mensuel ! Je devrai pour cela faire des travaux d'agrandissement et de mise aux normes dans les locaux. J'ai plusieurs collègues qui me donnent des tuyaux pour pouvoir accéder à un agrément sans problème. J'ai la chance d'être bien considérée dans mon métier. C'est agréable de se sentir la bienvenue dans ce petit monde de petit exploitant.
Il ne me reste plus qu'à espérer que tout cela va vraiment se concrétiser, que la banque va me suivre dans ce projet, et que ma petite entreprise ne connaitra pas la crise !

L'attente infinie et déçue !


Comme je ne vais pas toujours très bien dans ma tête, je me fais suivre depuis plusieures années par une infirmière psychiatrique qui m'aide à me relaxer et, surtout, à faire un retour en arrière sur mon passé. Aujourd'hui, la séance a duré plus longtemps que de coutûme, soit 1 heure 15. J'ai beaucoup pleuré. Il en est ressorti de cette séance que je devais prendre un rendez-vous avec mon père pour lui parler, en tête à tête, juste lui et moi. Mais je ne m'en sens pas le courage, ni la force. Affronter mon père, c'est comme affronter Dieu, un être puissant et innaccessible. Mon père est loin d'être un Dieu, mais je le respecte tout autant. Je n'ai jamais eu de discussion sérieuse avec mon lui. Et depuis que je suis adulte, surtout depuis la mort de ma Mère, je n'ai plus de vraiment de contact avec lui. Bien-sûr, cela me manque ! Mais, nous n'avons jamais eu de rapport père/fille comme je le définie. Pour moi, un père doit accompagner sa fille tout au long de sa vie pour qu'elle se sente protéger et heureuse, dans une vie épanouïe. Accompagner, c'est différent de s'imposer. Il faut un juste milieu entre l'abandon pur et simple et la domination au point de décider pour l'autre. Je conçois évidemment très bien qu'il soit difficile de trouver un bon compromis. Je suis moi-même Maman et je sais, oh combien, il n'est pas évident de "jouer" son rôle de parent. Le mot jouer n'est d'ailleurs pas bien employé ici. Etre parent est loin d'être un jeu. C'est un engagement. A vie !
Donc, il va falloir que je me prenne en main pour avoir cette discussion sérieuse avec ce Papa qui me manque tant. J'ai peur de sa réaction, de le déçevoir, lui qui est persuadé que je suis au moins aussi forte qu'un homme ... Je vais y réfléchir sérieusement. J'espère juste que le jour où je lui en parlerai, il ne me dira pas : "Ecoute ! Je n'ai pas le temps pour ce genre de conneries. J'ai des rendez-vous bien plus urgents à régler !".

Descente aux enfers !


J'ai lâchement abandonné le blog depuis quelques jours. Mais c'est parce que je n'ai pas grand chose d'agréable à y écrire.
Je me hais tellement. J'ai pris du poids. Je ne suis plus aussi souple que je l'étais avec 20 kilos de moins. Mais je n'ai pas le courage de faire un de ces régimes qui vous mettent dans un état de frustration tel, qu'au bout de plusieures semaines, voire plusieurs mois, vous craquez et vous reprennez, en seulement quelques jours, tout ce que vous aviez perdu avec tant de mal. Généralement, j'en reprends même davantage.
Aujourd'hui, j'ai voulu me mettre un nouveau pantalon taille 48, mais je suis hyper boudinée dedans et je n'y suis pas à l'aise. D'ailleurs, même nue, je ne suis pas bien avec ce corps qui ne me ressemble pas, en fin de compte. Moi, je ne me vois pas comme ça. C'est le regard dans la glace qui me fait prendre conscience de mon étât plus que critique. Je sais aussi qu'il y a le regard des gens qui est sévère et ça me fait mal, même si, au fond, ils ont bien raison. Mais la critique ne suffit pas pour régler le problème de l'obésité.
A chaque fois que j'ai demandé de l'aide pour perdre ces kilos qui me minent, j'ai toujours ressenti une aide par obligation de la part des professionnels qui me prennent pour un cas parmis tant d'autres patients. Ils ressortent toujours le même barratin que je connais par coeur. Mais ils ne savent pas soulager mon âme afin qu'il soit plus léger. Si l'âme est beau, le corps le sera aussi. Je n'aurais plus besoin de me remplir, à ne plus savoir quoi ingurgiter.
Les beaux jours arrivent et moi, je m'engraisse. Alors que la majorité des femmes font des efforts pour perdre leurs 2 ou 3 kilos superflus, moi, j'avale des quantités de plus en plus impressionnantes, qui finalement ne me font même pas plaisir. Moi, c'est minimum 20/30 kilos que je dois perdre pour que je sois MOI. Je le veux mais je n'en ai pas le courage. Je dois pourtant réagir.
Je pense que je mangerai moins quand j'aurai pris mon activité professionnelle car je n'en aurai plus le temps. J'aurai bien d'autres choses à gérer pour ne plus penser à la nourriture. Mais je ne retravaillerai pas avant la fin de l'été....
Encore heureux que je fais du sport, parce que je n'ose même pas imaginer mon cas si j'étais totalement inactive ! Mon propre fils de 5 ans me demande : "Pourquoi tu es grosse, Maman ?". Jamais il ne me posait ces questions quand je fesais 20 kilos de moins, il y a seulement quelques mois ! Au secours !

21 avril 2006