30 mai 2006

ASSR ! Du bidon !


Les jeunes sont à la fois les premières victimes de l'insécurité routière d'aujourd'hui et les conducteurs et usagers de la route de demain. L'éducation, dès le plus jeune âge, est un enjeu majeur pour faire évoluer les mentalités et l'école en est le relais privilégié. Présentes dans les collèges depuis 1993, les attestations scolaires de sécurité routière (ASSR), passées en cinquième et en troisième, font partie intégrante de l'enseignement obligatoire. Elles permettent de vérifier les connaissances de sécurité routière progressivement acquises tout au long de la scolarité, à partir des contenus des programmes des différentes disciplines. Elles s'inscrivent dans le continuum de la formation théorique de tout citoyen usager de la route. Elles portent sur la connaissance des risques et des règles applicables pour chacun des types d'usagers : piéton, cycliste, cyclomotoriste, passager d'une voiture, futur automobiliste. Elles visent à favoriser la compréhension du rapport entre la règle, le risque et l'accident.
Faux ! Archi faux ! Ce qui est ci-dessus est de la pûre théorie ! Dans les faits, il n'y a aucune éducation véritablement faite auprès des jeunes dans leur collège.
Hier, ma Belle-fille Laura, âgée de 12 ans, en classe de cinquième, a passé ce soi-disant ASSR. Elle-même ne savait pas qu'il allait avoir lieu ce jour-là. C'est parce qu'un professeur était absent, qu'il a été décidé que les élèves en profiteraient pour passer cet "examen". Il n'y a jamais eu de préparations sur la sécurité routière auparavant. Selon Laura, un jour, ils ont fait un test sans leçon préalable qu'il n'ont même pas fini de corriger. Et encore, la correction consistait à dire les lettres qu'il fallait cocher. Sans commentaire, ni explication ! Foutaise ! Quels risques et quelles règles Laura sait-elle de plus aujourd'hui par rapport à l'année dernière ?
Maintenant on comprend donc mieux pourquoi les jeunes sont davantage touchés par les accidents de la circulation. Chacun son métier ! Les professeurs devraient se contenter d'enseigner leur discipline. Moi, je n'enseigne pas l'anglais ! La formation pour l'ASSR devrait se faire obligatoirement auprès de professionnels avec un métériel spécifique. Le gouvernement est content car lui a l'impression d'avoir rempli une mission de protection. En fait, pour eux, ils n'y voient pas d'invraisemblances car il ont des chauffeurs qui se font flasher pour répondre à leur désir.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je comprends très bien votre énervement.
Cependant, les profs n'ont pas trop le choix vu que l'enseignement est obligatoire (= imposé). Ben oui, ils n'aprennent rien ce petiots car ils sont souvent les première victimes de directives gouvernementales imbéciles.
Ben oui, chacun son métier, c'est vrai et cette confusion des rôles devient pénible.
PS: Bonne chance dans vos démarches!!!!!