25 avril 2006

Mises aux normes !


Pour être exploitant d'auto-école, il faut remplir plusieurs conditions. Pour obtenir l'agrément, il faut, entre autres, avoir un local affecté exclusivement à l'inscription des élèves et à l'enseignement de la conduite. Le local doit posséder une entrée indépendante de toute autre activité, être isolé phoniquement (entre l'accueil et l'enseignement), et avoir une superficie totale minimale de 25 m². Jusque là, pas de problème ! C'est clair.
Là où ça l'est beaucoup moins, c'est quand il nous est demandé de faire en sorte que le local réponde aux normes d'hygiène, de sécurité et d'accessibilité. Pour cela, encore faut-il pouvoir avoir accès à ces fameuses normes ! J'ai téléphoné à la Préfecture qui n'a pas su m'en dire davantage à ce sujet alors qu'elle-même est en mesure de contrôler les auto-écoles pour s'assurer que les agréments sont valables et renouvelables. J'ai aussi appelé le centre des Pompiers. Même réponse ! "Il faut mettre aux normes, mais nous ne savons pas précisément quelles sont ces normes !" Ah, les administrations et leurs règles ! Lors des contrôles, ils savent nous rappeler qu'il faut les respecter. Mais avant ces fameux contrôles, il est impossible d'en connaitre les contenus exacts pour pouvoir être en règle justement. C'est contradictoire, non ? Alors, à tous ceux qui ont le courage de me faire parvenir avec précision ces informations, merci d'avance ! Je peux rêver, non ?

24 avril 2006

Bientôt mon auto-école !


Je suis en train de travailler très sérieusement sur la création de mon entreprise. Je vois enfin le bout du tunnel, même s'il me reste encore pas mal de chemin (administratif) à parcourir.
Avec le propriétaire du fond de l'auto-école, j'ai enfin pu négocier un chiffre qui nous satisfait tous les deux : 25000€ ! Le gérant actuel va partir en retraite fin août 2006. Il possède son agence depuis 26 ans et a un chiffre d'affaire très respectable dans ce milieu professionnel. Il a bonne réputation et il est le seul dans ce village situé à 10 kilomètres de ma ville qui est aussi un centre d'examen du permis de conduire.
J'ai toujours souhaité être à mon compte. J'ai toujours travaillé pour des patrons qui m'exploitaient car je suis professionnellement très sérieuse et autonome. J'en ai déjà mis deux aux Prud'hommes. Et mon patron actuel ne respecte rien, ni personne. Je veux travailler pour ma famille et pas pour celle d'un patron qui se moque entièrement de moi.
Enfin, avec le propriétaire des murs, nous avons trouvé un accord sur le montant du loyer : 300€ mensuel ! Je devrai pour cela faire des travaux d'agrandissement et de mise aux normes dans les locaux. J'ai plusieurs collègues qui me donnent des tuyaux pour pouvoir accéder à un agrément sans problème. J'ai la chance d'être bien considérée dans mon métier. C'est agréable de se sentir la bienvenue dans ce petit monde de petit exploitant.
Il ne me reste plus qu'à espérer que tout cela va vraiment se concrétiser, que la banque va me suivre dans ce projet, et que ma petite entreprise ne connaitra pas la crise !

L'attente infinie et déçue !


Comme je ne vais pas toujours très bien dans ma tête, je me fais suivre depuis plusieures années par une infirmière psychiatrique qui m'aide à me relaxer et, surtout, à faire un retour en arrière sur mon passé. Aujourd'hui, la séance a duré plus longtemps que de coutûme, soit 1 heure 15. J'ai beaucoup pleuré. Il en est ressorti de cette séance que je devais prendre un rendez-vous avec mon père pour lui parler, en tête à tête, juste lui et moi. Mais je ne m'en sens pas le courage, ni la force. Affronter mon père, c'est comme affronter Dieu, un être puissant et innaccessible. Mon père est loin d'être un Dieu, mais je le respecte tout autant. Je n'ai jamais eu de discussion sérieuse avec mon lui. Et depuis que je suis adulte, surtout depuis la mort de ma Mère, je n'ai plus de vraiment de contact avec lui. Bien-sûr, cela me manque ! Mais, nous n'avons jamais eu de rapport père/fille comme je le définie. Pour moi, un père doit accompagner sa fille tout au long de sa vie pour qu'elle se sente protéger et heureuse, dans une vie épanouïe. Accompagner, c'est différent de s'imposer. Il faut un juste milieu entre l'abandon pur et simple et la domination au point de décider pour l'autre. Je conçois évidemment très bien qu'il soit difficile de trouver un bon compromis. Je suis moi-même Maman et je sais, oh combien, il n'est pas évident de "jouer" son rôle de parent. Le mot jouer n'est d'ailleurs pas bien employé ici. Etre parent est loin d'être un jeu. C'est un engagement. A vie !
Donc, il va falloir que je me prenne en main pour avoir cette discussion sérieuse avec ce Papa qui me manque tant. J'ai peur de sa réaction, de le déçevoir, lui qui est persuadé que je suis au moins aussi forte qu'un homme ... Je vais y réfléchir sérieusement. J'espère juste que le jour où je lui en parlerai, il ne me dira pas : "Ecoute ! Je n'ai pas le temps pour ce genre de conneries. J'ai des rendez-vous bien plus urgents à régler !".

Descente aux enfers !


J'ai lâchement abandonné le blog depuis quelques jours. Mais c'est parce que je n'ai pas grand chose d'agréable à y écrire.
Je me hais tellement. J'ai pris du poids. Je ne suis plus aussi souple que je l'étais avec 20 kilos de moins. Mais je n'ai pas le courage de faire un de ces régimes qui vous mettent dans un état de frustration tel, qu'au bout de plusieures semaines, voire plusieurs mois, vous craquez et vous reprennez, en seulement quelques jours, tout ce que vous aviez perdu avec tant de mal. Généralement, j'en reprends même davantage.
Aujourd'hui, j'ai voulu me mettre un nouveau pantalon taille 48, mais je suis hyper boudinée dedans et je n'y suis pas à l'aise. D'ailleurs, même nue, je ne suis pas bien avec ce corps qui ne me ressemble pas, en fin de compte. Moi, je ne me vois pas comme ça. C'est le regard dans la glace qui me fait prendre conscience de mon étât plus que critique. Je sais aussi qu'il y a le regard des gens qui est sévère et ça me fait mal, même si, au fond, ils ont bien raison. Mais la critique ne suffit pas pour régler le problème de l'obésité.
A chaque fois que j'ai demandé de l'aide pour perdre ces kilos qui me minent, j'ai toujours ressenti une aide par obligation de la part des professionnels qui me prennent pour un cas parmis tant d'autres patients. Ils ressortent toujours le même barratin que je connais par coeur. Mais ils ne savent pas soulager mon âme afin qu'il soit plus léger. Si l'âme est beau, le corps le sera aussi. Je n'aurais plus besoin de me remplir, à ne plus savoir quoi ingurgiter.
Les beaux jours arrivent et moi, je m'engraisse. Alors que la majorité des femmes font des efforts pour perdre leurs 2 ou 3 kilos superflus, moi, j'avale des quantités de plus en plus impressionnantes, qui finalement ne me font même pas plaisir. Moi, c'est minimum 20/30 kilos que je dois perdre pour que je sois MOI. Je le veux mais je n'en ai pas le courage. Je dois pourtant réagir.
Je pense que je mangerai moins quand j'aurai pris mon activité professionnelle car je n'en aurai plus le temps. J'aurai bien d'autres choses à gérer pour ne plus penser à la nourriture. Mais je ne retravaillerai pas avant la fin de l'été....
Encore heureux que je fais du sport, parce que je n'ose même pas imaginer mon cas si j'étais totalement inactive ! Mon propre fils de 5 ans me demande : "Pourquoi tu es grosse, Maman ?". Jamais il ne me posait ces questions quand je fesais 20 kilos de moins, il y a seulement quelques mois ! Au secours !

21 avril 2006